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Histoire du Cimetière du Père Lachaise

Le cimetière du Père-Lachaise est certainement le cimetière le plus célèbre de France, mais aussi dans les quatre coins du monde. Implanté à Paris, ce lieu est le plus visité parmi les autres cimetières de la ville comme Montparnasse, Montmartre ou Batignolles qui sont aussi attrayants. Vous pourrez comprendre les raisons après une promenade dans cet incroyable « jardin des morts ».

Une des raisons qui attire au cimetière du Père-Lachaise est sans doute le nombre de célébrités du monde entier qui y reposent. Ce lieu impressionne également par sa beauté, ses magnifiques statues et bien d’autres aspects. En vous promenant dans ses ruelles pavées, vous pourrez voir de nombreuses plantes (cerisiers, érables, saules pleureurs, marronniers, noyers…), des espèces végétales que l’on n’a pas l’habitude de voir dans des cimetières. Près de 5000 arbres de 50 espèces différentes sont visibles au cimetière de Père-Lachaise. Ces derniers sont répartis sur une surface de 44 hectares. Il s’agit donc du plus grand espace vert de Paris.

Le cimetière du Père Lachaise offre à ses visiteurs une évasion dans la nature et une balade délicieuse (dans le respect, puisqu’il s’agit de sépultures) dans un spacieux espace vert de la cité. Ce lieu est considéré comme étant un musée à ciel ouvert de l’art funéraire car il renferme également des histoires…

Un lieu de grands Noms et d’Histoires tragique

Dans quels endroit a-t-on le plus de chances de rencontrer des célébrités ? Ce n’est pas à Saint-Germain-des-Prés, le littéraire,ni au fin fond du Bourgeois XVII ème, ni dans les Lounges cosy à proximité de la place de l’Etoile, ni même dans l’excentrique Marais, mais au cimetière du Père-Lachaise situé dans le XXème arrondissement de Paris. Ce lieu de repos est côtoyé par le Tout-Paris depuis des millénaires. Près de deux millions de personnes visitent cet espace chaque année. Si certains visiteurs s’amusent à chercher la sépulture de Chopin (1810-1849), Alfred de Musset (1810-1857), Colette (1873-1954) ou bien Jim Morrison (1943-1971), d’autres préfèrent se recueillir. Mais si on parlait des histoires sanglantes qui se sont passées dans ce cimetière ? En 1814, le sang a coulé au sol au milieu de ce “jardin des morts”, après le massacre des élèves des écoles militaires de Polytechnique et d’Alfort qui se sont retranchés par les troupes russes. Autrefois nommé cimetière de l’Est, ce lieu s’est surtout démarqué tristement en 1871 lors de l’épisode de la Commune. En particulier, durant les dernières guerres entre Fédérés et Versaillais qui se sont déroulés dans ce cimetière à la fin de la “Semaine sanglante”. Les Versaillais ont massacré les derniers combattants Fédérés. 148 prisonniers ont été exécuté contre le mur, après les corps auront été jetés dans une fosse commune. D’où l’appellation “mur des Fédérés” en souvenir de cet épisode dramatique, qui est désormais un lieu de mémoire pour les personnes réclamant de l’héritage de la Commune.

Du statut de cimetière sinistre à celui du grand snobisme

Au XIXème siècle, avec la noblesse de quelques aidants, ce lieu de mémoire fut orné de tombeaux, de stèles, de magnifiques sculptures de bronze, en fer, en marbre (l’ensemble des monuments funéraires qui datent de 1900 étant classés). Certains Narcisse décident par ailleurs d’investir des sommes importantes pour la mise en place de demeures éternelles, au même niveau que leur ego. Parmi ces statues, il y a cette impressionnante colonne d’une vingtaine de mètres qui renferment les quatre objets favoris du défunt (dont le nom est oublié depuis des lustres). Une statue chevauchant un fier lion sauvage qui représente ce disparu. Mais aussi une statue en bronze qui semble maudire les Dieux pour ne pas lui avoir donné l’immortalité, avec le poing serré levé vers le ciel. L’aristocratie de l’époque, de la Restauration, ou encore du Second Empire s’approche avec leurs noms à particule toujours évidents, aux façades de leurs fiertés familiales à demi-recouvertes par le lierre. D’un autre côté, ce lieu compte douze monuments historiques : portail et chapelle de Godde, monument aux morts de Bartholomé, Héloïse et Abélard,

Un voyage des plus impressionnants

En se promenant dans les allées du cimetière, on observe près de 5300 arbres (dont certains datant de 150 ans) et d’herbes folles. Ce lieu respectueux et paisible (un endroit où il n’y a jamais de débordements, même les petits enfants se tiennent bien), offre une bizarre impression d’entrer en contact avec l’Histoire. Mais aussi la nature humaine via certaines sépultures burlesquement prétentieuse. Le cimetière accueille le premier crématorium de France et aujourd’hui le seul de Paris. En poursuivant la visite sur un autre sentier, retrouvez la dernière scène de Sarah Bernhardt (1844-1923) en tournant la tête. Cette tombe peut sembler assez simple pour les personnes ayant vécu à travers l’extravagance. On tombe ensuite sur le gisant du journaliste Victor Noir (1848-1870) abattu d’un coup de feu par le prince Pierre-Napoléon Bonaparte un peu plus loin. Ce dernier est en bronze et représente l’apparence du cadavre du jeune homme dans l’état où il aurait été repéré. Une légende païenne raconte que le fait de toucher son entrejambe procurerait la fertilité ou la virilité. C’est avec joie qu’on continue la visite dans ce merveilleux jardin, accompagnée d’une certaine mélancolie de bienvenue. Tomber par hasard sur des monuments funéraires hallucinants, sans connaître ce qui nous attend dans les allées de ce cimetière, qui, à la fin, renferme la vie et L’Histoire. Pour terminer, il est conseillé de visiter le cimetière dans son intégralité. Vous allez découvrir ce qui distingue le style et l’ambiance de la partie Nord (côté métro Gambetta) qui a été mis en place durant les travaux d’élargissement du cimetière, par rapport à la zone d’origine au Sud (près du métro Père Lachaise)

À ne pas manquer lors de votre promenade :

– La sépulture d’Allan Kardec, fondateur du spiritisme, représente un dolmen breton qui est la plus fleurie du cimetière,

– Les tombes voisines de Molière et Jean de la Fontaine décédées au 17e siècle dont les dépouilles ont été transférées ici pour que ce lieu soit encore plus attrayant.

– La sépulture de Victor Noir, journaliste abattu par le cousin de Napoléon III et symbole du style funéraire “gisant”.

– Les tombes de Jim Morrison et Oscar Wilde, même si ces dernières sont actuellement entourées de barrières de protection contre les dégradations.

– Les magnifiques tombes de Théodore Guéricault et de Frédéric Chopin.

– Le mur des Fédérés où, le 28 mai 1871, 148 combattants de la Commune ont été abattus pas des coup de feu et jetés dans une fosse commune.